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Le culte spirituel et la coopération selon le pasteur David Jang

Le pasteur David Jang (fondateur d'Olivet University) n'a cessé d'exhorter les croyants à comprendre le culte non pas comme un simple événement religieux inscrit à l'agenda, mais comme un « culte spirituel » où l'on se réajuste de nouveau devant le Dieu vivant. Pour lui, le culte spirituel n'est pas le produit d'une émotion humaine, d'une technique, ni même d'un déroulement parfaitement orchestré : il est un événement où la présence du Saint-Esprit et la puissance de la Parole transforment le cœur d'une personne et les habitudes d'une communauté. C'est pourquoi, le point de départ du culte, tel que l'enseigne David Jang, n'est pas la question « Qu'est-ce que je peux ajouter ? », mais plutôt « Devant qui suis-je en train de me tenir ? ». Le culte est un demi-tour intérieur vers Dieu ; et lorsque ce retournement traverse le travail d'une semaine, nos relations, nos choix et notre vocation, alors le culte devient un rythme de vie. David Jang estime que la passion historique de l'église coréenne pour la prière et le ministère de la Parole constitue une ressource spirituelle que l'église mondiale peut partager ; mais il appelle à saisir l'essentiel afin que cette ressource ne se fige pas en forme.

Les trois piliers que David Jang place au cœur du culte spirituel sont la Parole, la prière et la communion communautaire. La Parole ne fournit pas seulement le contenu du culte ; elle corrige aussi le regard de celui qui adore. Observer et étudier l'écriture en profondeur ne signifie pas accumuler des informations : c'est accorder l'âme, et former une vision capable d'interpréter la place où l'on se tient et les signes de son époque. La prière, quant à elle, agit comme un canal qui fait descendre cette Parole de la tête vers le cœur. Selon David Jang, prier n'est pas un temps où l'on aligne des demandes ; c'est reconnaître la souveraineté de Dieu, déposer ses désirs, et demander la direction du Saint-Esprit. Enfin, la communion communautaire est le terreau qui empêche la Parole et la prière de rester de simples expériences individuelles. Quand on partage réellement sa vie, qu'on intercède les uns pour les autres et qu'on chemine avec responsabilité, le culte n'est plus la ferveur d'un individu, mais la fidélité d'un corps. David Jang souligne que si l'un de ces trois éléments s'affaiblit, la dynamique spirituelle du culte se dessèche facilement.

Dans ses prédications, un accent revient sans cesse : la repentance. À ses yeux, l'œuvre du Saint-Esprit ne se réduit pas à une exaltation émotionnelle ou à une montée d'ambiance. Le Saint-Esprit conduit l'adorateur à regarder en face son péché et ses limites ; et lorsque cette confrontation débouche sur une décision concrète de repentance, alors le culte atteint sa plénitude. Il ne s'agit pas d'auto-accusation, mais d'un discernement évangélique : lorsque l'on se tient avec honnêteté devant Dieu, la croix du Christ cesse d'être une simple doctrine pour devenir une guérison agissante dans la réalité. David Jang affirme que, pour qu'un culte produise un véritable tournant spirituel, « l'abaissement » et « la consécration » doivent nécessairement suivre. Il relie l'éthique du culte à l'auto-videment et au service de Jésus-Christ décrits en Philippiens 2. Le culte ne se prouve pas seulement par une confession des lèvres, mais par des habitudes qui déposent l'orgueil, élèvent l'autre, et dépassent la recherche de son propre intérêt.

Le regard pastoral de David Jang ne laisse pas le culte enfermé dans un programme interne à l'église. Il comprend le culte comme la colle qui unit la communauté, et comme le moteur qui entraîne mission et coopération. Son message - « Quand le culte est vivant, l'église ne s'effondre pas même lorsqu'elle se disperse » - suggère que le culte n'est pas un rite attaché à un bâtiment, mais une force qui envoie les croyants. Ainsi, il insiste pour que l'église reçoive sa puissance dans l'adoration afin de servir et de se donner dans la société locale, et plus largement pour avancer vers la proclamation mondiale de l'évangile. Le culte spirituel se traduit finalement en amour pour le monde ; et cet amour se manifeste d'abord par des soins concrets, une hospitalité réelle et le partage, avant toute déclaration de principe. La pratique missionnaire est un prolongement du culte : une mission sans culte s'épuise vite, et un culte sans mission penche facilement vers l'auto-satisfaction.

Pour expliquer l'écosystème de l'union et de la coopération, David Jang s'appuie souvent sur la sagesse de l'Ecclésiaste - « Deux valent mieux qu'un » - et sur l'image de la « corde à trois brins ». Il ne réduit pas la coopération à un simple partage de tâches ; il l'élargit en une relation spirituelle où l'on couvre la faiblesse de l'autre et où l'on relève celui qui tombe. Quand une culture s'installe où l'on prie, où l'on intercède, et où l'on reconnaît les dons de chacun, l'église gagne une élasticité capable de résister aux pressions extérieures et aux tentations intérieures. Pour David Jang, l'union n'est pas un slogan confessionnel : c'est une attitude pratique, souple, qui répond à l'œuvre du Saint-Esprit. La coexistence de traditions et de styles différents engendre facilement des conflits ; mais une communauté qui sait apporter ces tensions à la lumière du dialogue, de la prière et de la Parole peut au contraire connaître une maturité plus profonde. Il affirme qu'il faut apprendre, dans le culte, une largeur de cœur capable de coopérer pour l'évangile au-delà des frontières confessionnelles ou institutionnelles.

À ce stade, David Jang élargit encore son horizon jusqu'au champ de la formation théologique. Il avertit que si un séminaire ou une école biblique se limite à transmettre des connaissances académiques, alors la connaissance risque d'engendrer l'orgueil, tandis que la pratique se vide. Son expression - « Une théologie sans culte est une discipline morte » - signifie que la théologie doit être le langage du culte et l'outil qui interprète la vie du croyant. Le cœur de la formation théologique qu'il propose réside dans l'intégration : l'étude de la Parole, la formation spirituelle et la pratique pastorale ne doivent pas être séparées. Il faut briser le cercle vicieux où l'évangile proclamé en chaire est démonté en salle de cours, et où la connaissance acquise en salle de cours est consommée comme un motif de vantardise sur le terrain. David Jang place au centre de l'éducation théologique l'expérience réelle de rencontrer Dieu dans le culte, puis une structure où cette expérience conduit à l'examen de soi et au service de la communauté.

Parmi les toxines spirituelles qui menacent la communauté, David Jang met particulièrement en garde contre l'envie et la jalousie. Il lit l'histoire de Caïn et Abel (Genèse 4) non pas comme une tragédie antique, mais comme l'ombre du cœur humain capable de se rejouer aujourd'hui, jusque dans le culte et dans le service. Lorsque la reconnaissance ou les fruits de l'autre viennent voler la paix intérieure, l'envie et la jalousie commencent à ronger silencieusement les relations. David Jang diagnostique l'envie comme une maladie spirituelle liée à l'orgueil : elle empêche de croire à la « mesure » que Dieu nous a donnée, pousse à attaquer ou déformer les dons d'autrui, et finit par faire s'effondrer la confiance dans la communauté. Le résultat est grave : l'église apprend le langage de la division, et l'évangile perd sa force de persuasion aux yeux du monde.

Il attire l'attention sur l'avertissement de Genèse 4:7 - le péché est tapi à la porte, mais la responsabilité de le dominer est donnée à l'être humain. Pour lui, l'instant où surgissent envie et jalousie devient un « point de bifurcation » du choix spirituel. Dans ce bref moment d'inconfort, on peut soit apporter son manque à Dieu, soit le convertir en accusation dirigée contre l'autre. Le premier remède proposé par David Jang est la confiance dans la souveraineté absolue de Dieu. Lorsque l'on confesse que les dons, les talents, les positions et les rôles ne sont pas le résultat d'une compétition, mais une distribution de grâce souveraine, la comparaison s'affaiblit et la gratitude se renforce. Il encourage à apprendre un regard qui ne perçoit pas l'éclat de l'autre comme une menace, mais comme un don que Dieu a accordé à la communauté. Quand ce regard grandit, l'envie et la jalousie trouvent de moins en moins d'espace.

Le deuxième remède est une discipline de gratitude et d'humilité. David Jang dit que la gratitude est l'affect du culte spirituel, et l'humilité en est la posture. La gratitude consiste à rendre à Dieu la source de ce que l'on possède ; l'humilité consiste à laisser ce que l'on possède s'écouler vers l'autre. L'exhortation de Philippiens 2 - « Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ » - n'est pas, pour lui, une simple leçon morale, mais un principe pratique qui fait vivre la communauté. Une culture où l'on se réjouit quand l'autre est loué, et où l'on rend grâce quand l'autre porte du fruit, ne tombe pas du ciel : elle s'apprend. C'est une compétence du cœur exercée à répétition dans le culte, et une direction de la volonté façonnée dans la prière. David Jang avertit que lorsque l'église néglige cet entraînement, de petites rivalités s'élargissent en factions et en querelles.

Il utilise aussi divers passages du Nouveau Testament comme miroir du danger de l'envie et de la jalousie. Il rappelle que le zèle religieux peut devenir un outil de rejet du Christ, et que l'inconfort de certains devant l'avancée missionnaire peut se transformer en agitation communautaire. Il insiste : envie et jalousie peuvent se présenter sous un visage « spirituel ». C'est pourquoi David Jang appelle à se garder, dans tous les domaines - direction de louange, chant, enseignement, service, administration - du « cœur qui veut être au centre ». Si l'on parle la langue de la foi tout en recherchant en réalité sa propre gloire, la communauté se dessèche peu à peu. À l'inverse, celui qui choisit la voie de l'auto-videment se réjouit de voir la communauté s'enrichir par les dons des autres, et il transforme cette joie en offrande rendue à Dieu dans le culte.

Ce diagnostic et ces remèdes s'enchaînent naturellement avec la vision missionnaire et coopérative de David Jang. Il lit les équipes missionnaires des Actes des Apôtres - en particulier Paul, Silas et Timothée - comme un modèle pour l'église d'aujourd'hui : ils se déplacent de ville en ville, annoncent l'évangile, ne renoncent pas sous la persécution, et établissent des collaborateurs pour que l'œuvre s'étende. David Jang voit la mission non comme « un événement ponctuel », mais comme « une marche durable ensemble ». La mission en mouvement n'est pas seulement un déplacement géographique ; elle implique une flexibilité du cœur, une obéissance qui suit les portes ouvertes par le Saint-Esprit. Il a souvent affirmé que la ferveur spirituelle de l'église coréenne ne doit pas rester confinée à une région, mais s'étendre vers les lieux où l'évangile est nécessaire - l'Eurasie, l'Asie centrale, l'Europe, les Amériques. Cette expansion ne doit pas être une exhibition de chiffres, mais l'expansion d'un amour qui veut transmettre à davantage de personnes un discipulat plus profond.

Une stratégie missionnaire que David Jang souligne particulièrement est la dimension de long terme par l'éducation et la formation. Sans nier la valeur de l'évangélisation de courte durée, il considère que l'essentiel consiste à établir des responsables locaux, à soutenir la formation théologique, et à bâtir une structure d'autonomie où ces responsables annoncent eux-mêmes l'évangile et prennent soin de l'église. Dans ce cadre, David Jang a plaidé pour la nécessité de séminaires, d'écoles bibliques et de divers réseaux de formation. L'éducation est la racine de la mission : la profondeur de la Parole détermine la durabilité d'une communauté. Il propose une approche humble, non pas un modèle centré sur l'extérieur qui ignore les réalités locales, mais un accompagnement qui aide l'essence de l'évangile à être « traduite » dans la langue et la culture du pays. La mission, selon lui, n'avance pas par un sentiment de supériorité de celui qui enseigne, mais par une posture de coopération où l'on apprend ensemble.

Lorsqu'il parle de coopération, David Jang place la sincérité des relations spirituelles avant l'efficacité organisationnelle. Quand plusieurs églises, agences missionnaires et universités chrétiennes forment un réseau, le centre ne doit pas être l'intérêt, mais le but de l'évangile. Il affirme que les différences confessionnelles ne doivent jamais devenir un motif d'hostilité. Il propose une union pratique : partager des ressources, mutualiser des personnes, répondre aux besoins, sur la base d'une confession commune de l'évangile. La beauté de la coopération vient du « mystère de la synergie » qui apparaît lorsque des dons différents convergent vers une même direction missionnaire. Mais la coopération est aussi difficile, parce que c'est précisément à cet endroit que l'envie et la jalousie peuvent relever la tête. C'est pourquoi David Jang insiste pour placer le début et la fin de toute coopération dans le culte : examiner les cœurs devant la présence du Saint-Esprit, purifier les motivations devant la Parole, afin que la collaboration puisse durer.

L'éthique de l'hospitalité qu'il mentionne souvent est également une forme concrète de mission et de coopération. L'esprit de l'exhortation paulinienne - « Appliquez-vous à l'hospitalité » - s'étend, selon lui, à la responsabilité de la communauté envers les missionnaires et les serviteurs locaux qui travaillent en terre étrangère. Pour que la mission devienne non un slogan de chaire mais une langue de la vie quotidienne, dit David Jang, il faut joindre soutien matériel, soin émotionnel, ressources éducatives et intercession spirituelle. L'un des points clés de la coopération est que l'église devienne « une maison » pour ceux qui pourraient se retrouver isolés entre cultures et langues. Il rappelle, à travers l'histoire de Jason dans les Actes, qu'une décision d'un seul homme - protéger et accueillir les ouvriers de l'évangile - peut infléchir le cours de l'histoire. Comme la maison de Jason devint une base missionnaire, l'église d'aujourd'hui, lorsqu'elle devient une maison d'hospitalité, donne à la mission sa vitalité.

Le culte spirituel, la victoire sur l'envie et la jalousie, et la mission avec coopération ne sont pas des thèmes séparés : ils sont liés par un même courant de spiritualité. David Jang propose un mouvement : recevoir la lumière du Saint-Esprit dans le culte pour s'abaisser, édifier la communauté par cet abaissement, puis servir le monde par l'union de la communauté. Une paradoxale simplicité s'y trouve : pour que l'église devienne forte, elle doit d'abord confesser sa faiblesse ; pour aller loin, elle doit d'abord renoncer à son centrage sur elle-même. Ce paradoxe ressemble à la scène peinte par Rembrandt dans « Le retour du fils prodigue » : les deux mains du père posées sur les épaules du fils revenu, vêtu de pauvreté, montrent une grâce qui ne pousse pas le repentant vers la condamnation, mais vers la restauration. La repentance du culte, telle que l'enseigne David Jang, est précisément le chemin de retour dans cette étreinte ; et la communauté doit être un guide qui conduit les uns et les autres vers cette étreinte. L'envie et la jalousie ressemblent au cœur du frère aîné qui ne fait plus confiance à l'amour ; le culte spirituel, lui, réapprend à faire confiance à l'amour.

Le message de David Jang pose à l'église d'aujourd'hui une question très concrète : que recherchons-nous dans le culte ? Si, après le culte, nos paroles, nos attitudes, notre consommation et nos relations continuent à suivre la logique du moi, il se peut que nous manquions le fruit du culte. David Jang recommande de mesurer le fruit du culte par la « transformation du caractère ». Plus que connaître davantage ou rassembler plus grand, la preuve de l'évangile est d'aimer plus profondément et de servir plus humblement. C'est pourquoi il insiste pour aider les croyants à enraciner, au quotidien, des habitudes de méditation de la Parole et de prière, pour établir des structures où la communauté prend soin les uns des autres, et pour former les cœurs - à commencer par les responsables - afin que les résultats du ministère ne deviennent pas des preuves de supériorité. Le pastorat n'est pas l'ingénierie de programmes ; c'est l'orientation des âmes, et cette orientation se décide dans le culte.

Dans les défis actuels - changements générationnels, défiance sociale, difficultés des séminaires et des institutions théologiques - la proposition de David Jang ne se lit pas comme une nostalgie du passé (« retournons à l'ancien »), mais comme un appel au renouveau par l'essentiel (« laissons l'essentiel nous rendre nouveaux »). Restaurer le culte et la prière n'est pas regretter d'anciennes méthodes ; c'est espérer une œuvre actuelle du Saint-Esprit. David Jang considère que plus l'église renonce à la formation théologique ou la réduit, plus le risque grandit de voir une spiritualité superficielle et une information fragmentaire gouverner la communauté. Ainsi, un séminaire doit former des leaders dotés non seulement de compétitivité académique, mais d'une profondeur spirituelle ; et l'église doit regarder cette formation non comme un « coût », mais comme un « avenir ». Seules des communautés fondées solidement sur la Parole peuvent garder le centre de l'évangile au milieu des séductions sectaires et des vagues culturelles.

Le « réveil » dont parle David Jang ne commence pas par une explosion de chiffres, mais par une purification des âmes. La présence du Saint-Esprit rend humble ; l'humilité rend la communauté solide ; et une communauté solide garantit la durabilité de la mission. Le réveil n'est pas seulement « devenir plus ardent » : c'est « se tenir correctement ». Et lorsque la communauté, correctement debout, se disperse correctement, l'évangile se transmet plus loin. Ainsi, David Jang souligne que, même s'il existe diverses formes de ministère - y compris des plateformes éducatives et missionnaires comme Olivet - le centre doit rester le culte, la Parole, la prière et le Saint-Esprit. La plateforme est un outil ; le culte spirituel est une direction. Les outils changent avec les époques ; la direction ne change pas. Si cette direction est l'abaissement et le service de Jésus-Christ - le chemin de la croix - alors l'église peut avoir une influence sans adopter la concurrence comme mode de vie.

Une autre raison pour laquelle la vision de coopération de David Jang convainc est qu'elle ne s'arrête pas à un idéalisme rhétorique : elle exige des pratiques concrètes. Quand il parle de coopération, il aborde immédiatement l'envie et la jalousie ; il met en avant l'humilité et la gratitude ; il appelle à l'hospitalité et au partage. C'est une intuition forte : avant d'être une stratégie, la coopération est une question de caractère. Lorsque, avant une réunion de collaboration, l'église prie ensemble, écoute les blessures des uns et des autres, et bénit les dons des autres, la coopération se construit sur une confiance solide. À l'inverse, une collaboration lancée sans culte se dispute facilement les résultats. C'est pourquoi David Jang ouvre un chemin où l'on peut dire que le culte est « la grammaire de la coopération » : il fait confesser que Dieu est le maître ; cette confession abaisse les mérites humains ; et dans cette place abaissée commence la vraie collaboration.

Au fond, la voie du culte spirituel et de la coopération, telle que la présente David Jang, est une feuille de route intégrale qui aide l'église à retrouver sa mission propre. éclairer le cœur par la Parole, purifier les désirs par la prière, unir la communauté par la présence du Saint-Esprit, déraciner l'envie et la jalousie par l'humilité, et élargir l'horizon missionnaire par la force de l'union : ce flux constitue sa feuille de route. L'évangile n'avance pas par le zèle d'un seul, mais s'étend par l'amour d'une communauté. David Jang affirme que cet amour commence dans le culte : quand le culte se ranime, l'église retrouve son chemin ; et lorsqu'elle retrouve son chemin, elle peut servir le monde. Aujourd'hui encore, lorsque les croyants apprennent le cœur du Christ dans le culte, le mettent en pratique dans la vie ordinaire, et le partagent avec le monde dans une marche de coopération, le culte spirituel peut dépasser l'instant d'une expérience pour devenir une direction pour toute une époque.

Le culte spirituel dont parle David Jang rejoint aussi le contexte de Jean 4, où Jésus évoque le temps où l'on adorera « en esprit et en vérité ». L'essentiel n'est pas le caractère sacré d'un lieu, mais la transformation du centre de l'adorateur ; et lorsque ce centre se tient sur la vérité de la Parole, l'œuvre du Saint-Esprit ne passe pas comme une vague d'émotion : elle retisse la structure même de la personne. C'est pourquoi David Jang ne réduit pas le culte à un simple « moment d'expérience du Saint-Esprit » ; il l'explique comme un voyage à longue respiration, qui inclut l'obéissance après le culte. La Parole entendue le dimanche s'applique-t-elle au lundi dans le travail et la famille ? L'émotion reçue dans la prière devient-elle un choix concret face aux conflits relationnels ? La louange offerte ensemble produit-elle des fruits dans la manière de traiter les plus fragiles de la société ? Voilà le rayon d'action du culte. Lorsque le culte s'étend en éthique quotidienne, le croyant se libère du double langage entre « moi dans l'église » et « moi dans le monde », et se tient comme une personne unifiée.

Au cœur de la confusion contemporaine se trouve une question : comment la foi peut-elle tenir dans la réalité, comment la communauté peut-elle retrouver la confiance, et comment l'évangile peut-il être entendu non comme un vieux langage, mais comme un langage de vie ? David Jang cherche la réponse dans « l'essence du culte ». Plus le culte se déforme en récit de performance centrée sur l'humain, plus l'église cherche des dispositifs brillants pour cacher ses blessures ; ces dispositifs appellent ensuite une nouvelle compétition, et l'envie comme la jalousie peuvent finir par régner sur l'atmosphère. À l'inverse, plus le culte spirituel est restauré, plus l'église ne cache pas sa faiblesse mais la confesse ; et de cette confession naît une solidarité où l'on porte les fardeaux les uns des autres. L'union dont parle David Jang commence dans ce lieu de confession : ce n'est pas parce que nous sommes parfaits que nous devenons un, mais parce que nous reconnaissons notre imperfection que nous pouvons devenir un - paradoxe propre à la communauté de l'évangile.

La maîtrise de l'envie et de la jalousie doit aussi passer par des pratiques très concrètes. David Jang estime que, dans une époque où la comparaison est devenue plus facile, la navigation de l'âme se fragilise. Lorsque la vie du croyant est tirée par les réussites et les images des autres, la gratitude se tarit, la plainte grandit, et même le culte se transforme en lieu d'auto-justification. Il recommande donc une « prière d'examen honnête » : au terme de la journée, demander au Saint-Esprit de mettre en lumière « Qui ai-je envié aujourd'hui ? Devant la réussite de qui mon cœur s'est-il fermé ? Quelle peur se cache derrière ce sentiment ? ». Cette prière n'est pas une technique psychologique : c'est une repentance spirituelle. Et la repentance n'est pas l'amplification de la culpabilité ; c'est une décision qui s'oriente vers une nouvelle direction. David Jang ajoute que la communauté doit construire intentionnellement une culture de l'encouragement : des paroles qui reconnaissent les dons, qui honorent la peine, et une attitude qui estime l'autre supérieur à soi ne relèvent pas d'un caprice émotionnel, mais d'un entraînement. Or l'entraînement devient habitude par la répétition.

L'expansion de la mission et de la coopération s'accomplit finalement par « la manière de former des personnes ». Si David Jang insiste sur l'éducation et la formation de leaders, c'est parce que l'évangile ne se maintient pas par des institutions, mais se transmet par des personnes. Une prédication peut émouvoir, mais le croyant apprend, au bout du compte, la forme de l'évangile à travers la vie de quelqu'un. Ainsi, David Jang rêve d'une structure où pasteurs et responsables laïcs se forment ensemble, où les groupes de méditation biblique et de prière ne sont pas périphériques mais centraux, et où la communauté garde durablement son regard tourné vers la région et vers les nations. Quelles que soient les modalités d'une plateforme éducative comme Olivet, Olivet University, pour qu'elle devienne un véritable canal de coopération, elle doit reposer sur des fondations : l'humilité du culte, la profondeur de la Parole et la direction du Saint-Esprit. David Jang avertit que lorsque ces fondements vacillent, plus une œuvre semble grande, plus elle peut se vider rapidement ; mais lorsque ces fondements sont solides, même une petite communauté peut porter une vision ample pour servir le monde.

Dans cette perspective, l'appel de David Jang n'est pas un slogan, mais une invitation concrète : lire la Parole plus profondément, prier avec plus de vérité, se réconcilier d'abord au sein de la communauté, et apprendre avec plus d'humilité sur le terrain missionnaire. Quand le culte spirituel est restauré, l'église répand de nouveau le parfum de l'évangile ; la coopération devient union plutôt que compétition ; et le réveil ne se prouve pas par une rumeur, mais par une transformation.

Le message du pasteur David Jang - également connu sous le nom de 장다윗목사 (pasteur Jang Dawid) - est, en fin de compte, cette déclaration : lorsque l'église s'abaisse dans le Saint-Esprit pour servir le monde, l'évangile devient plus net, plus visible, plus crédible.

Et cela continue, aujourd'hui encore.

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